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rile*books is a Brussels based bookshop and project space for performance and publication. Open Wednesday to Sunday, 11-18h. 

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[Reading group] Artist-Mother Reading Group

We are pleased to invite you to a new weekly reading group focused on writing that explores experiences where mothering and art-making overlap. Through a selection of texts, including the work of Mary Kelly, Ghislaine Leung, and Carla Harryman, we will unpack and question some of the challenges faced by makers-turned-parents.

read moreabout [Reading group] Artist-Mother Reading Group

recent arrivals

Cover of La même en pire

éditions Burn~Août

La même en pire

Eugénie Zély

Fiction €12.00

La même en pire est un roman d’amour enchâssé dans un roman noir, un huis clos dans lequel les confessions de chacune deviennent le procès des autres. Elles sont toutes coupables, toutes victimes, toutes témoins, toutes innocentes de ce qui est arrivé à Madison. Et qu’est-ce qui est arrivé ?

Madison a disparu, Madison a été assassinée, Madison s’est suicidée. Huit femmes se retrouvent dans un appartement et reviennent sur ce qui les avait rassemblées des années auparavant : une maison délabrée que Madison louait et dans laquelle elle avait installé des caméras pour streamer H24 et monétiser son existence. Elles avaient toutes vécu dans cette maison et avaient toutes fini par la déserter. Sophie la poète mariée au terroriste, Cécile la détective privée, Hilary la bourgeoise militante, Lola l’adolescente tiktokeuse muette, Alexandra l’entrepreneuse, Eva la mauvaise mère, Kamila la mère aimante, et la narratrice.

Préface : Lou-Andréa Benzacar

Cover of On ne bombardera jamais ma voix

éditions Burn~Août

On ne bombardera jamais ma voix

Yahya AL Hamarna, Elissa Kayal and 1 more

Poetry €9.00

« On ne bombardera jamais ma voix » est un recueil de poèmes écrits depuis le génocide en cours à Gaza. Yahya AL Hamarna y documente les brutalités de la guerre ainsi que les rituels fragiles de la vie quotidienne : étudier, se promener dans le parc, lire de la poésie, préparer du thé, pleurer, survivre. De l’intimité exiguë des tentes de déplacés à la sérénité imaginaire des cours universitaires et des matchs du Réal Madrid, AL Hamarna élabore une poétique de la survie : une poétique qui refuse le désespoir et insiste sur la dignité invincible du peuple palestinien. 

Préface : Elissa Kayal
Postface : Alycia Dufour

Cover of  Bonheur d'exister

La Mousse Éditions

Bonheur d'exister

Sébastien Sans-Arcidet, Magali Brueder

"Bonheur d’exister" est une bande-dessinée présentant cinq histoires d’auto-fiction. Au travers de ces récits balançants entre écriture de journal intime et prose littéraire, Sébastien explore les questions de dépression contemporaine, des pressions mélangées des réseaux sociaux, d’incohérence de l’amour filiale, et plus largement des questions autour de sa psychanalyse.

Cover of La Maison des Maladies

éditions Hourra

La Maison des Maladies

Unica Zürn, Ruth Henry and 1 more

Unica Zürn dans La maison des maladies raconte, par un ensemble de textes et dessins, un séjour en hôpital où elle est soignée d’une jaunisse. Elle y écrit et compose ce carnet où le regard qu’elle pose sur son propre corps, les lieux qu’elle habite et les personnages qu’elle rencontre, témoigne d’une sensibilité hors-norme qui tire à la fantaisie, voire au délire.

Pour la première fois en France, La maison des maladies est publié intégralement.

Le texte est traduit de l’allemand par Ruth Henry & Robert Valençay. Un après-propos de Mathilde Girard clôture le livre.

Cover of Laminaire

Zoème

Laminaire

Elsa Boyer

Poetry €12.00

Laminaire est un livre de poésie sur la représentation, c’est-à-dire sur les manières contemporaines de montrer et de percevoir. Le pouvoir, qu’il émane de l’Etat ou bien des grandes entreprises de la Tech, se diffuse sur internet sous la forme de contenus préformatés, et ce dans un environnement médiatique où la production d’images (et notamment de mèmes) est presque infinie. C’est à partir de ce constat que la poétique d’Elsa Boyer, avec beaucoup de virtuosité et d’humour, se déploie. Par leur richesse lexicale, leur capacité à rapprocher des éléments pourtant hétéroclites et le baroque de certaines images, ces poèmes offrent au lectorat un horizon critique renouvelé. 

Laminaire est composé de dix-sept longs poèmes dans lesquels sont tressés vers et fragments de prose. On y rencontre, entre autres choses, un sénateur américain, des contrats de propriété et de location, les dessins de corps féminins et d’organes dans les traités d’anatomie, les vidéos Tiktok d’un président, la vidéo de présentation du robot Optimus de Tesla par Elon Musk, le texte du Schéma national du maintien de l’ordre, ou encore des projets et propositions de loi. 

Elsa Boyer est l’autrice d’une oeuvre littéraire remarquable. Elle a publié, aux éditions P.O.L et aux éditions MF, des récits, des essais, des traductions salués par la critique autant pour leurs inventions formelles que pour la pertinence de leurs sujets. Laminaire est son premier livre de poésie. Comme les autres titres de sa bibliographie, c’est un ouvrage fortement imprégné d’une fréquentation du numérique, des images qui circulent sur les réseaux et de leurs formats. 

Cover of Pieds en l’air, loin la terre

Zoème

Pieds en l’air, loin la terre

Yanka Diaghileva, Marina Skalova

Poetry €17.00

Pieds en l’air, loin la terre rassemble les poèmes et paroles de chanson de Yanka Diaghileva (1966-1991), poétesse et musicienne au sein de l’un des premiers groupes de Punk sibérien. Imprégnées d’éléments de folklore sibérien et de mythologies slaves, les quatre-vingt-cinq textes qui composent ce livre évoquent à la fois l’univers du conte, l’esprit no future et la vie quotidienne en Sibérie à la fin des années 1980. S’ils sont marqués par une certaine forme de désespoir, ils témoignent surtout d’une profonde révolte existentielle et d’une insoumission au pouvoir soviétique. Extrêmement ciselés sur le plan sonore, ils sont nourris par les différents -ismes de la poésie russe (symbolisme, acméisme, futurisme). Mais Yanka Diaghileva ne revendiquait aucune filiation, elle faisait du punk: « Ce sont des étoiles qui tombent du ciel / En mégots des étages du dessus ». « Trouer la brume du paradis », un essai littéraire de Marina Skalova, complète cette éditions.

Cover of Comment réparer : La maternité et ses fantômes

Zoème

Comment réparer : La maternité et ses fantômes

Iman Mersal, Richard Jacquemond

Mothering €15.00

Publié en 2018 par Kayfa-ta (Égypte), Comment réparer : la maternité et ses fantômes propose une réflexion sur la maternité et ses représentations. Plusieurs fois réimprimé, ce livre jouit d’une très grande réputation dans le monde arabophone, notamment auprès des jeunes générations.Mobilisant différentes formes d’écriture (essai, récit, poème, journal) et des images photographiques tirées de sources diverses (archives personnelles, presse, portraits vernaculaires, etc.), la trame du livre s’articule autour des relations de l’autrice avec sa mère, sa grand-mère et ses deux fils. Déjouant les clichés et les formes narratives établies, Iman Mersal décèle les complexes réseaux symboliques dans lesquels s’inscrivent la filiation et la maternité, depuis la grossesse jusqu’à l’éducation des enfants, et ce de génération en génération.À l’écoute des silences de la mémoire, explorant ses labyrinthes, le livre porte un regard critique sur la violence et le sentiment de culpabilité qui traversent le corps maternel, notamment dans ses rapports au langage, au travail ou aux institutions. Iman Mersal élabore ainsi une sorte d’art poétique : la réparation dont parle le titre passe par l’écriture, elle est donc d’ordre créatif ; mais l’écriture s’insère dans un quotidien qui lui fait obstacle, qui met au défi la possibilité même d’écrire dès qu’on devient mère. Comment réparer : la maternité et ses fantômes est en ce sens un formidable texte de résistance, un geste d’émancipation.

Née en 1966 en Égypte, Iman Mersal est poète et professeur associé de littérature arabe à l’université d’Alberta, au Canada. Ses récents livres sont des écrits très originaux qui mêlent recherche académique et réflexions intimes sur une grande variété de sujets, dont la plupart ont trait à son identité de femme et d’artiste. Une anthologie de ses poèmes – Des choses m’ont échappé (2018) – et un récit – Sur les traces d’Enayat Zayyat (2021) – ont été traduits en français par Richard Jacquemond pour les éditions Actes Sud

Cover of 1 kilo de plumes, 1 kilo de plomb

Lanskine

1 kilo de plumes, 1 kilo de plomb

Gabriel René Franjou

Poetry €15.00

Précoccupé par les futurs générés à partir des données qu’il émet, un narrateur s’adresse à l’agent fédéral assigné à sa surveillance. Souvenirs indexés peuplés d’anges et de cyborgs, traces et complots d’un empire oublié, vidéos d’alchimie tard dans la nuit, voix anonymes et océaniques des plateformes — le contenu d’une multitude d’onglets ouverts, riches en information, compose un « scroll of conscousness » où poésie et technologie sont deux interfaces d’une même magie : le langage. À mesure que l’écran calque la conscience et absorbe le rêve, réapparaît le désir d’aller toucher de l’herbe.

Cover of Pâle Copie

Lanskine

Pâle Copie

Sam Riviere, Jules Loroy

Poetry €16.00

Basse résolution affective, zéro confession, full dispositif : entre artifice et exposition, le « je » de ces poèmes est soigneusement mis en scène. C’est une critique du flux en devenant soi-même le flux. Ce n’est pas juste : « je te dis un secret », mais plutôt : « regarde comme un poème fait semblant d’avoir un secret. » Sam Riviere sample un langage déjà-là — celui d’Internet, de la publicité et des réseaux sociaux — pour le redistribuer en poèmes tentés par l’auto-sabotage et la blague, qui analysent le moment de leur naissance et doutent, au passage, de leur propre valeur.

81 Austérités — Le Mariage de Kim Kardashian — Post-célébrité (poèmes sélectionnés et traduits de l'anglais par Jules Leroy)

Cover of Égal infini

Lanskine

Égal infini

Perrine Estienne

Poetry €15.00

Égal infini cherche le contact : une crêpe oubliée dans un tram, un tatouage de baiser, une présence derrière un écran. Ici, les algorithmes affectifs côtoient des recettes de consolation, les robots parlants croisent les animaux marins, et la vitesse d’une voiture dans la nuit rejoint le mouvement fragile des relations. Journal éparpillé, galerie de gestes et de paroles collectées, le livre avance comme le refrain « marabout, bout de ficelle… », laissant à chacun·e la liberté de tracer son propre chemin.

Cover of Phototaxis

Nightboat Books

Phototaxis

Olivia Tapiero

Poetry €16.00

Translated from the French, Phototaxis is a fragmentary, darkly-humorous apocalyptic text from a leading young voice from Montréal.

In a city mysteriously overflowing with meat, a museum is bombed, a classical piano player hooked on snuff films throws himself off a building, a charismatic but misled political organizer has disappeared, and a young immigrant navigates a crumbling continent. A dystopic work of hope, Phototaxis dismantles and rebuilds worlds with language at turns surreal, scathingly comic, poetic, and revolutionary.

“Olivia Tapiero’s virtuosic Phototaxis reverses the purgative gesture of necrophoresis: every sentence is shot through with the stench of carrion and the death rattle of capital’s circulation. Reading the text, one feels the vertigo of an interminable fall refracted in an infinity mirror of the commodified image. Tapiero’s haunting lyricism, atmospherically rendered in Kit Schluter’s translation, will ring out in your skull long after reading the book’s final word: music.
Jackie Wang

Cover of Mother

Wave Books

Mother

Dorothea Lasky

Poetry €20.00

Dorothea Lasky’s stunning new collection of poems presents an unfurling, terrifying, and fiercely loving embodiment of motherhood as a force of creation. Inspired by Bernadette Mayer’s The Desires of Mothers to Please Others in Letters, Lasky writes from the inner realm of a third pregnancy and guides us through a suspended timeline taut with anticipation. Mother documents caring for small children, the death of the mother, and the simultaneous anxiety and darkness of impending birth, as Lasky transmits from a deep mythic and biologically immediate space: “And even though I’ve spent / Eight months now / Dreading the sight / Of anything red / Now I long to bleed all over.” Invoking the eternal symbol of the mother, Lasky asks us to consider an expansive understanding of the horror and devotion inherent in the daily practices of existence.

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