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Cover of Secrèt

Dépense Défensive

Secrèt

Théo Robine-Langlois

€12.00

Mystique des rues vides et peu éclatantes des banlieues pavillonnaires, ce court poème en prose interpelle par sa langue sombre. Dans une parodie de messe noire – beigeasse comme le crépis des façades –, Théo Robine-Langlois dépeint le monde mystérieux des maisons individuelles, du repli sur soi démonique, et des vieilles qui marmonnent entre leurs gencives au retour du marché, le panier plein de gros sel et de radis noirs en guise d'hostie. Les mots occitans qui ponctuent le texte comme des conjurations en accroissent l’escur.

28 pages ┊ Language: French

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Cover of Crue

Dépense Défensive

Crue

Théo Robine-Langlois

Poetry €12.00

L’Île-de-France a été engloutie. Submergée par de l’eau liquide. C’est à peu près tout ce que l’on sait. Crue est un long poème construit sur un rythme ternaire, une suite de tercets libres entrecoupés de symboles typographiques étranges dont la signification exacte semble avoir été perdue dans l’inondation. Il y a dans le va-et-vient soutenu du texte comme dans celui de la mer, ses gestes répétés, toujours successifs, quelque chose de l’automation ; l’acceptation sans révolte d’une nouvelle nature sous-marine hybride, plus uniquement humaine, à la langue noyée, gorgée de néologismes, méthodique, néanmoins sentimentale. Car ici la cruauté sinistre de la nature fait écho aux émotions du narrateur. Le paysage-état d’âme est désolé, apocalyptique mais comme résigné, nu. Crue sonde les abysses de la civilisation et des comportements humains. Peut-être un des textes les plus personnels de Théo Robine-Langlois.

Cover of New York Temps

Dépense Défensive

New York Temps

Aurelia Guo, Salomé Burstein

Poetry €15.00

Composé à la fois de récits personnels, de citations et de collages provenant notamment du New York Times, New York Temps suggère une discontinuité des états intérieurs, accentuée par la multiplicité des orateur.ices : les voix se succèdent à elles-mêmes, sont à chaque moment ce qu’elles n’étaient pas celui d’avant, apprenantes et à l’écoute de tout ce qui n’est pas elles. À travers des questions d’intertextualité et de sampling en poésie, le texte porte en lui une violence immanente – rendue plus intérieure, faite sienne –, une gêne, non seulement ressentie, mais aussi imposée, comme une protestation.

Titre original : NYT. Publié pour la première fois chez Gauss PDF en 2018. Traduit de l’anglais par Salomé Burstein.

Aurelia Guo est écrivaine et chercheuse à Londres. Elle est également l’autrice de World of Interiors (Divided Publishing, 2022).

Cover of Sexe 2

Dépense Défensive

Sexe 2

Camille Kingué

Poetry €12.00

Confession sur le désir (l’action et l’objet du), les liens de mutualité et de résistance, Sexe 2 alterne prose et versification en 27 fragments numérotés à l’adresse plus ou moins dure, plus ou moins sincère, plus ou moins formulée car plus ou moins éloignée du Toi et du Je. Camille Kingué s’attache à révéler, à voir quelque chose à travers son image réelle et virtuelle, agrandie et rétrécie, droite et renversée, déployant une recherche des principes de l’amour (l’amour comme amour, pourquoi est ce qu’il y a de l’amour) où la métaphysique et la compréhension de soi – donc de l’autre – n’ont jamais été aussi sexy.

Claire Star Finch, dans la magnifique préface qu’iel signe au début de l’ouvrage, écrit : « Après avoir lu tous les livres de Kingué, je ne sais pas si je crois en “l’amour”, que ce soit en tant que substantif absolu ou en tant que proto-résidu de tout ce que “le sexe” peut signifier. Mais je crois définitivement qu’il faut l’écrire. » Définitivement.

Cover of Oraison funèbre pour Zelda1990

Dépense Défensive

Oraison funèbre pour Zelda1990

Romane Constant

Fiction €15.00

D’eux, il ne reste que les mots de celle qui a croisé leur route. Le crissement de pneus qui sifflent avant un malheur qui tarde à se produire. Sanctification plus que célébration, Oraison funèbre pour Zelda1990 est une tentative de communication au-delà de la matière physique de l’énonciation, un dialogue interne qui convoque « par moment le frère, par moment l’ami parti », toujours la ruine, la consommation de la séparation avec le tout. À travers quatre parties qui font écho à la structure des éloges funèbres de la Grèce antique, Romane Constant réouvre la poésie des plaies larges et profondes que les vers lapidaires d’Hélène Bessette – sur qui l’autrice mène un travail de recherche – ont laissé dans l’histoire moderne de la littérature, et signe un texte bouleversant sur la difficulté des choses qui ne (se) passent pas, la force de celles que l’on voit suspendues par le cou au bord d’une paix impossible à trouver. Oraison funèbre pour Zelda1990 est une douleur croissante, avec écoulement et rougeur.

Romane Constant vit et travaille à Paris. Elle explore à travers différents supports les questions relationnelles, d’intimité, du corps et du genre. Attachée aux Ardennes où elle a grandi, elle s’intéresse également à l’héritage de la classe ouvrière et aux traumatismes intergénérationnels.

Cover of Some Monologues

Wendy's Subway

Some Monologues

Tyler Coburn

Working at the nexus of performance, art writing, and fiction, Tyler Coburn creates monologues that explore how the “I” is marked in speech. His myriad topics—alternate history, legal personhood, digital labor, and resonant frequency, to name a few—defy straightforward modes of presentation, often insisting on site-specificity and social intimacy at the expense of conventional documentation. 

Some Monologues collects, for the first time, the scripts of Coburn’s work from the past fifteen years, many of which have not previously been published. Accompanying them are texts by eleven artists, writers, curators, and scholars who experienced these performances firsthand, collaborated in their making, conversed with the artist about them, or share an interest in the subjects they engage. Written in theoretical, poetic, and autobiographical registers, these contributions offer new perspectives on the monologue as an expansive and relational form.

Introduction by Elvia Wilk. Contributions by Yu Araki, A.E. Benenson, Mashinka Firunts Hakopian, Sven Lütticken, Kameelah Janan Rasheed, Spyros Papapetros, Camille Richert, Théo Robine-Langlois, Ian Wallace, and Michelle Wun Ting Wong.

Tyler’s scripts refuse to fix an authorial voice; instead, they make the conditions of authorship itself their subject. Blurring the boundaries between fiction and document, the human and the bureaucratic, the self and its doubles, his work thinks through systems from the inside, often using language as both architecture and trap. In their precision and porousness, I recognize a shared pursuit: how to locate agency within constraint, and how to turn the administrative or the technological into a site of intimacy. — Jill Magid

In Tyler Coburn’s Some Monologues, a binary that remains constitutive for the ideological continuity of modern life, in all its colonial and capital forms, is undone: digital vs. physical. In troubling that chasm, Coburn plays out the repercussions of these ideologies of anthropomorphic naturalism, guiding us through their resonances, doubles, codings, and relays. But he also renders himself as the relay of these transferences, in the process expanding art’s premodern calling: to exist as an invocation. Reification suddenly appears as what is situated between embodiment and disembodiment, with both potentially destabilized. Some Monologues, the book, is this destabilization’s ideal format: as much documentation, an echo, of Coburn’s works through their scripts, as it is an instruction manual for denaturalizing our sense/s. — Kerstin Stakemeier

Tyler Coburn is an artist, writer, and professor based in New York. He received a 2024 Andy Warhol Foundation Arts Writers Grant, and his writing has appeared in ArtReview, BOMB, C Magazine, Dis, e-flux journal, frieze, LEAP, Metropolis M, Mousse, and Rhizome. Coburn is the author of four books: I’m that angel (self-published, 2012), Robots Building Robots (CCA Glasgow, 2013), Richard Roe (Sternberg, 2019), and Solitary (Sternberg and Art Sonje Center, 2022). He has presented artwork at such venues as Centre Pompidou, Paris; Bergen Kunsthall; Hayward Gallery, London; Para Site, Hong Kong; and Kunstverein Munich. 

Cover of Tongue Ring: Issue 01

Tongue Ring

Tongue Ring: Issue 01

Aodhan Madden, Claire Star Finch

Poetry €13.12

Oh oh this is the first issue of Tongue Ring, a journal of experimental writing in English & French, with original contributions and translations of texts* by Ariana Reines*, CAConrad*, Camille Kingué, Kaur Alia Ahmed*, Rafael Moreno, Taos Bertrand, and Théo Robine-Langlois*. 

Vous voyez, c’est ça mon genre. Je ne sais pas ce que c’est. 
Mais c’est mon genre. J’ai cet esprit en moi—qui est très ému
par la féminité. Je pourrais me mettre à pleurer. Je veux poser
mon manteau par terre pour la laisser marcher dessus
—Ariana Reines

Premier numéro de la nouvelle revue fantastique et bilingue (FR + EN) d’écriture expérimentale Tongue Ring, avec des contributions originales ainsi que des traductions* de textes de Ariana Reines*, CAConrad*, Camille Kingué, Kaur Alia Ahmed*, Rafael Moreno, Taos Bertrand, and Théo Robine-Langlois*. 

Cover of 4 Tales

Istasyon

4 Tales

Sabahattin Ali

Fiction €7.50

The power of Sabahattin Ali comes from beyond his words. It is his sense of observation, insight and commitment to fight for a fairer society that have carried his voice into the modern day.

The four tales in this book - Death of the Giants, A Tale of Love, A Tale of Sheep and The Glass Pavilion - were compiled and published in Sırça Köşk [The Glass Pavilion] in 1947. At the time Sabahattin Ali penned these tales, the young Turkish Republic was still struggling to establish a proper democracy with one sole party in parliament. In 1948 the Turkish Council of Ministers decided to ban Sırça Köşk, and all remaining copies were swiftly confiscated. Even after his death, the words of Sabahattin Ali were deemed as a governmental threat and for decades publishers were reluctant to print his work.

Almost eighty years later, these political and social tales remain just as poignant. Does this showcase Sabahattin Ali’s visionary spirit or a general lack of vision within our societies?

Cover of Bodies of Sound: Becoming a Feminist Ear

Silver Press

Bodies of Sound: Becoming a Feminist Ear

Sarah Shin, Irene Revell

Fiction €20.00

‘I am concerned with the power of sound! and what it can do to the body and the mind,’ wrote composer Pauline Oliveros. In the body, histories and politics come together with sound and listening, memory and feeling. Bodies of Sound offers a resonant exploration of feminist sonic cultures and radical listening in over fifty contributions. In this book of echoes, a variety of forms – from essays to text scores to art, fiction and memoir – speak across gender, ways of knowing, witnessing, sounding and voicing, translation, displacement, violence and peace.

With contributions from: 

Sara Ahmed, Ximena Alarcón, Svetlana Alexievich, Ain Bailey & Frances Morgan, Anna Barham, Xenia Benivolski, Leanne Betasamosake Simpson & Kite, Elena Biserna, Karen Barad & Black Quantum Futurism, Anne Bourne, Daniela Cascella, Theresa Hak Kyung Cha, Maria Chávez, Don Mee Choi, Carson Cole Arthur, Petero Kalulé & AM Kanngieser, Lindsay Cooper, Julia Eckhardt, Lucia Farinati & Claudia Firth, Ella Finer, Annie Goh, Louise Gray, Christina Hazboun, Johanna Hedva, Sarah Hennies, Tomoko Hojo, IONE, Lee Ingleton, Hannah Catherine Jones, Christine Sun Kim, Nat Lall, Cathy Lane, Jeanne Lee & Lona Foote, Marysia Lewandowska, Annea Lockwood & Jennifer Lucy Allan, Cannach MacBride, Elaine Mitchener & Hannah Kendall, Alison O'Daniel, Naomi Okabe, Pauline Oliveros, Daphne Oram, Gascia Ouzounian, Holly Pester, Roy Claire Potter, Anna Raimondo, Tara Rodgers, Aura Satz & Barbara London, Shortwave Collective, Sisters of the Order of Celestial Nephology, Sop, Syma Tariq, Marie Thompson, Trinh T. Minh-ha & Stoffel Debuysere, Salomé Voegelin

Cover of Drag King Dreams

Seal Press

Drag King Dreams

Leslie Feinberg

Fiction €23.00

Max Rabinowitz, a butch lesbian bartender at an East Village club, is shaken when her friend, a transvestite, is murdered. As the community of cross-dressers, drag queens, lesbians, and gay men stand together in the face of this tragedy, Max taps into the activist spirit she thought had disappeared.

Leslie Feinberg is an editor, writer, and political organizer. Stone Butch Blues, Feinberg's first novel, is an internationally acclaimed classic of trans literature. It won the Lambda Award and the American Library Association Lesbian and Gay Book Award. Feinberg's other works Trans Liberation, Trans Gender Warriors, and Transgender have also been at the forefront of the trans movement. Feinberg lives with her wife, Minnie Bruce Pratt, near New York City.

Cover of O Fortuna

Flat i

O Fortuna

Jacob Dwyer

Fiction €10.00

In 2015, Jacob finds himself wandering the streets, swamps and cemeteries of New Orleans. Through his search for a man named Ignatius, 'O Fortuna' tells the story of his attempt to make a film. We discover the city’s unique atmosphere and meet a bizarre cast of characters who assist Jacob with his uncertain attempts at shooting scenes of DAT LIKWID LAND.

Cover of Insula

P.O.L. éditeur

Insula

Théo Casciani

Fiction €18.00

Insula est un roman d’anticipation aussi intime que spéculatif qui mêle autofiction, confession intime, esthétique queer, jeu vidéo, et une formidable vision apocalyptique du monde contemporain. Insula (île, en latin), c’est d’abord le nom d’un jeu clandestin de réalité augmentée d’un nouveau genre : il suffit d’ingérer une pilule stupéfiante et illégale pour accéder à la simulation. Théo, le narrateur, en apprend l’existence lors d’une fête de cruising queer, au sommet d’un immeuble désaffecté du centre de Londres, dans une atmosphère d’apocalypse. Un garçon s’effondre à ses pieds quelques minutes après avoir consommé la substance, et pleure des larmes de sperme. Mais Théo doit tout interrompre pour se rendre au chevet de son père mourant, dans un hôpital parisien. C’est le moment de la dernière nuit, du dernier souffle et des derniers aveux. Le mot insula revient, cette fois dans la bouche des médecins, pour désigner une partie flottante du cerveau ravagée par la maladie, comme une île qu’on a dans la tête. Alors que les médias annoncent la disparition de plusieurs personnes qui auraient pris une pilule d’insula, l’étau se resserre sur Théo qui se résout à son tour à prendre un cachet prohibé avec l’intuition que les avatars ne sont que des fantômes, et qu’il pourra ainsi retrouver son père dans l’autre monde.

Ce roman aux accents dantesques (vision d’un enfer digital qui n’est que le double du monde réel), entre vertige technologique et exploration du désir, est marqué par la pensée critique du réel et la pop culture (Final Fantasy, Kanye West). Il ouvre un univers parallèle pour raconter l’histoire d’une traversée intime, convoquer des époques, des territoires et des identités multiples, dans une seule et même histoire qui navigue entre témoignage et fantasme. Dystopie, histoire d’amour et de fantômes, enquête et cauchemar, Insula est un portail entre plusieurs dimensions, le vrai et le faux, le réel et le digital, la vie et la mort.