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Cover of Mon musée de la Cocaïne

Éditions B42

Mon musée de la Cocaïne

Michael Taussig

€27.00

L’or et la cocaïne sont les deux matériaux bruts de Mon musée de la Cocaïne. C’est au cours de leur transformation et raffinement que ces deux substances ramènent avec elles une histoire de l’oppression et de l’esclavage.

Dans ce livre, l’anthropologue australien Michael Taussig prend comme point de départ la proposition de bâtir un musée de la Cocaïne (qui serait l’image reflétée du musée de l’Or de la Banque de la République à Bogotá) et dresse un portrait sans concession de la vie des mineurs afro-colombiens aspirés dans le monde dangereux de la production de cocaïne au fin fond de la forêt tropicale, sur la côte pacifique de la Colombie. Il décrit la violence, la pauvreté, mais aussi les croyances qui surgissent des marais envahis de mangroves et des rivières tropicales qui, pendant plus de cinq cent ans, ont attiré, ruiné et décontenancé Amérindiens, orpailleurs, conquistadors et pirates, esclaves africains, ingénieurs russes et guérilleros marxistes.

Mon musée de la Cocaïne se présente comme un assemblage éclectique d’histoires et d’anecdotes, présenté comme autant de salles d’un hypothétique musée de la Cocaïne, au sein desquelles le lecteur est invité à déambuler, en croisant des références qui vont de Charles Dickens à Franz Kafka en passant par la poésie de Seamus Heaney.

Published in 2018 ┊ 352 pages ┊ Language: French

recommendations

Cover of Palma Africana

Éditions B42

Palma Africana

Michael Taussig

Dans Palma africana, l’anthropologue australien Michael Taussig explore la production d’huile de palme en Colombie. Alors que cette dernière envahit tout, des chips au vernis à ongles, l’auteur examine les conséquences écologiques, politiques et sociales de cette exploitation.

Bien que la liste des horreurs induites par la culture du palmier à huile soit longue, nos terminologies habituelles ne permettent plus de rendre compte des réalités qu’elles décrivent. À travers cette déambulation anthropo-poétique au cœur des marécages colombiens, c’est donc la question du langage que l’auteur interroge. Comme William Burroughs, pour qui les mots sont aussi vivants que des animaux et n’aiment pas être maintenus en pages – Michael Taussig souhaite couper ces dernières, et les rendre à leur liberté.

Pensé à partir d’une vie d’exploration philosophique et ethnographique, Palma africana cherche à contrecarrer la banalité de la destruction du monde et offre une vision pénétrante de notre condition humaine. Illustré de photographies prises par l’auteur et écrit avec la verve expérimentale propre à l’anthropologue, ce livre est le Tristes Tropiques de Michael Taussig pour le XXIe siècle.

Traduit de l’anglais par Marc Saint-Upéry.

Cover of Mélancolie Postcoloniale

Éditions B42

Mélancolie Postcoloniale

Paul Gilroy

Dans cet essai au verbe acéré, Paul Gilroy dénonce la pathologie néo-impérialiste des politiques mises en œuvre dans les pays occidentaux, sclérosés par les débats sur l’immigration, et propose en retour un modèle de société multiculturelle. De la création du concept de « race » à la formation des empires coloniaux, le sociologue britannique soulève quelques grandes questions de notre époque, et vise à faire émerger une réelle alternative aux récits édulcorés de notre passé colonial. En choisissant de mettre en avant la convivialité et le multiculturalisme indiscipliné du centre des grandes métropoles, Paul Gilroy défend une vision cosmopolite inclusive et plaide pour l’avènement d’une société qui refuse de céder aux discours de la peur et à la violence.

En examinant l’invention de catégories hiérarchisantes fondées sur la notion de race, et ses terribles conséquences, il démontre comment les écrits de penseurs tels que Frantz Fanon, W. E. B. Du Bois ou George Orwell peuvent encore faire avancer les réflexions sur le nationalisme, le postcolonialisme et les questions raciales. Mélancolie postcoloniale fait écho aux luttes postcoloniales d’aujourd’hui, en quête d’une pensée critique exigeante.

Cover of The Queer Art of Failure

Duke University Press

The Queer Art of Failure

Judith Halberstam

The Queer Art of Failure is about finding alternatives—to conventional understandings of success in a heteronormative, capitalist society; to academic disciplines that confirm what is already known according to approved methods of knowing; and to cultural criticism that claims to break new ground but cleaves to conventional archives.

Jack Halberstam proposes “low theory” as a mode of thinking and writing that operates at many different levels at once. Low theory is derived from eccentric archives. It runs the risk of not being taken seriously. It entails a willingness to fail and to lose one’s way, to pursue difficult questions about complicity, and to find counterintuitive forms of resistance.

Tacking back and forth between high theory and low theory, high culture and low culture, Halberstam looks for the unexpected and subversive in popular culture, avant-garde performance, and queer art. Halberstam pays particular attention to animated children’s films, revealing narratives filled with unexpected encounters between the childish, the transformative, and the queer. Failure sometimes offers more creative, cooperative, and surprising ways of being in the world, even as it forces us to face the dark side of life, love, and libido.

Cover of Routes/Worlds

Sternberg Press

Routes/Worlds

Elizabeth A. Povinelli

Elizabeth Povinelli's anthropology of the otherwise locates itself within forms of life that run counter to dominant modes of being under late settler liberalism. In these essays, she considers the emergence of new worlds and the extinguishment of old ones, seeking to develop a social imaginary that can sustain radical potentiality without turning a blind eye to our deep interdependence.

Cover of Vampyroteuthis Infernalis

Atropos Press

Vampyroteuthis Infernalis

Vilem Flusser

Flusser introduces an infernal creature from the oceanic abysses, who slowly emerges, not from the oceans, but from man's own depths to gaze spitefully into his eyes and reflect back at his own existence.

Originally published only in German in 1987, this version has been edited and translated by Rodrigo Maltez Novaes, Ph.D. candidate at the European Graduate School, Saas-Fee, under the supervision of Prof. Dr. Siegfried Zielinski, from the original, unpublished and extended Brazilian-Portuguese version of the manuscript recently found at the Vilém Flusser Archive at the Universität der Kunst, Berlin. This edition is also accompanied by a selection of previously unpublished excerpts from Flusser's correspondence with Milton Vargas and Dora Ferreira da Silva, with whom he discussed the development of the present text.

Cover of À perte de mère – Sur les routes atlantiques de l'esclavage

Brook

À perte de mère – Sur les routes atlantiques de l'esclavage

Saidiya Hartman

Saidiya Hartman traces the history of the Atlantic slave trade by recounting a journey she took along a slave route in Ghana. Following the trail of captives from the hinterland to the Atlantic coast, she reckons with the blank slate of her own genealogy and vividly dramatizes the effects of slavery on three centuries of African and African American history.

Saidiya Hartman, professor of English and comparative literature at Columbia University, is a scholar of African American literature and cultural history.

Preface by Maboula Soumahoro.

Translated from the English (American) by Maboula Soumahoro (original title: Lose Your Mother. A Journey Along The Atlantic Slave Route, Farrar, Straus and Giroux, 2007).