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Cover of Mon musée de la Cocaïne

Éditions B42

Mon musée de la Cocaïne

Michael Taussig

€27.00

L’or et la cocaïne sont les deux matériaux bruts de Mon musée de la Cocaïne. C’est au cours de leur transformation et raffinement que ces deux substances ramènent avec elles une histoire de l’oppression et de l’esclavage.

Dans ce livre, l’anthropologue australien Michael Taussig prend comme point de départ la proposition de bâtir un musée de la Cocaïne (qui serait l’image reflétée du musée de l’Or de la Banque de la République à Bogotá) et dresse un portrait sans concession de la vie des mineurs afro-colombiens aspirés dans le monde dangereux de la production de cocaïne au fin fond de la forêt tropicale, sur la côte pacifique de la Colombie. Il décrit la violence, la pauvreté, mais aussi les croyances qui surgissent des marais envahis de mangroves et des rivières tropicales qui, pendant plus de cinq cent ans, ont attiré, ruiné et décontenancé Amérindiens, orpailleurs, conquistadors et pirates, esclaves africains, ingénieurs russes et guérilleros marxistes.

Mon musée de la Cocaïne se présente comme un assemblage éclectique d’histoires et d’anecdotes, présenté comme autant de salles d’un hypothétique musée de la Cocaïne, au sein desquelles le lecteur est invité à déambuler, en croisant des références qui vont de Charles Dickens à Franz Kafka en passant par la poésie de Seamus Heaney.

Published in 2018 ┊ 352 pages ┊ Paperback ┊ Language: French

recommendations

Cover of Toxicité coloniale: Documenter le Paysage Radioactif

Éditions B42

Toxicité coloniale: Documenter le Paysage Radioactif

Samia Henni, Marc Saint-Upéry

Toxicité coloniale revient sur les programmes nucléaires français menés entre 1960 et 1966 dans le Sahara algérien. Ce programme secret, qui s’est déroulé pendant et après la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962), a permis au régime colonial français de mettre à feu quatre bombes atomiques atmosphériques, treize souterraines et de mener d’autres expériences nucléaires dans le désert. Alors que la grande majorité des documents d’archives sont toujours classés secret aujourd’hui, Toxicité coloniale rassemble une variété de sources permettant de documenter l’histoire violente des activités de la France en Algérie. Le livre constitue un corpus de choix à l’intersection de la justice spatiale, sociale et environnementale pour ceux et celles qui s’intéressent à l’architecture, au paysage et aux pratiques d’archivage dans une démarche décoloniale.

Alors que ces bombes ont eu des conséquences durables pour les populations et les environnements locaux ainsi que pour les vétérans français, le manque de contrôle des explosions, les lacunes de sécurité et l’utilisation des Algériens comme main- d’œuvre sur des chantiers particulièrement dangereux apparaissent comme des faits coloniaux d’une importance majeure.

Cover of Solidarité, entre fantasme et nécessité

Éditions B42

Solidarité, entre fantasme et nécessité

Sarah Schulman, Stéphanie Lux

Non-fiction €24.00

Sarah Schulman, fervente militante pour les droits humains, livre dans cet essai une brillante analyse des défis sociaux et psychologiques inhérents à tout mouvement de solidarité. En prenant appui sur plusieurs exemples historiques (lutte pour le droit à l’avortement dans l’Espagne postfranquiste, lutte contre le VIH/sida dans le New York des années 1990, mobilisation contre le génocide à Gaza…) ainsi que sur sa propre expérience de femme queer et juive, l’autrice décortique les rouages de la solidarité et entreprend de questionner les fantasmes qui y sont traditionnellement associés. 

En filigrane, cet ouvrage pose une question fondamentale : quelle place pouvons-nous prendre dans un monde de plus en plus polarisé, et comment agir en solidarité avec les populations opprimées à l’échelle mondiale, locale ou individuelle ? L’autrice analyse les conditions nécessaires à tout mouvement de solidarité et montre l’importance de l’écoute active, la nécessité d’intervenir lorsque l’on est confronté à une injustice, la capacité à tolérer l’imperfection, ou encore la reconnaissance du coût moral et social inhérent à toute mobilisation. 

En dressant des parallèles entre différents mouvements sociaux, Sarah Schulman met en lumière certaines dynamiques transversales à tout acte de solidarité et montre l’importance de la convergence des luttes dans un contexte mondialisé. Ode à la libération des populations opprimées, cet ouvrage apparaît aujourd’hui indispensable pour quiconque souhaite oeuvrer à la construction d’un monde plus juste. 

Cover of Visualisation. L'interprétation modélisante

Éditions B42

Visualisation. L'interprétation modélisante

Johanna Drucker

Les diagrammes, cartes et visualisations de données ont conquis le domaine de la recherche en arts, lettres et sciences humaines. Pour certains chercheurs, ces formes graphiques consistent à exploiter des données quantitatives jusqu’ici délaissées, pour d’autres, elles offrent la possibilité d’explorer les relations discrètes qu’entretiennent des corpus hétérogènes. Mais sur quels fondements épistémologiques reposent ces opérations techniques et intellectuelles ? Dans le cadre de la production du savoir et de son interprétation en régime numérique, est-il possible de dépasser le simple effet d’affichage des données, certes bluffant au premier abord, et d’envisager autrement les interfaces et les logiciels ?

Considérée aujourd’hui comme l’une des plus importantes théoriciennes des humanités numériques, Johanna Drucker livre dans cet ouvrage, spécialement rédigé pour la collection, une alternative aux formes dominantes de la visualisation de l’information. Héritière de la tradition humaniste, elle propose une approche qui réhabilite l’idée d’un sujet situé et incarné qui expérimente et conceptualise les connaissances par le prisme de la représentation graphique.

Cover of La Gentrification des Esprits

Éditions B42

La Gentrification des Esprits

Sarah Schulman

La Gentrification des esprits est un retour captivant sur la crise du sida et l’activisme d’ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition du centre-ville, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coût et du prolifique mouvement artistique qui se développait au coeur de Manhattan, remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse.

Elle décrit avec précision et engagement le « remplacement d’une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du sida. Sarah Schulman fait revivre pour nous le Lower East Side qu’elle a connu. Elle ravive autant le souvenir de ses ami•e•s de l’avant-garde queer que celui de l’ombre inquiétante des premières années de la crise du sida, telles que vécues par une militante. Les souvenirs personnels s’entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu’ils font aujourd’hui peser sur la société américaine.

L’auteure rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l’imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.

Cover of Palma Africana

Éditions B42

Palma Africana

Michael Taussig

Dans Palma africana, l’anthropologue australien Michael Taussig explore la production d’huile de palme en Colombie. Alors que cette dernière envahit tout, des chips au vernis à ongles, l’auteur examine les conséquences écologiques, politiques et sociales de cette exploitation.

Bien que la liste des horreurs induites par la culture du palmier à huile soit longue, nos terminologies habituelles ne permettent plus de rendre compte des réalités qu’elles décrivent. À travers cette déambulation anthropo-poétique au cœur des marécages colombiens, c’est donc la question du langage que l’auteur interroge. Comme William Burroughs, pour qui les mots sont aussi vivants que des animaux et n’aiment pas être maintenus en pages – Michael Taussig souhaite couper ces dernières, et les rendre à leur liberté.

Pensé à partir d’une vie d’exploration philosophique et ethnographique, Palma africana cherche à contrecarrer la banalité de la destruction du monde et offre une vision pénétrante de notre condition humaine. Illustré de photographies prises par l’auteur et écrit avec la verve expérimentale propre à l’anthropologue, ce livre est le Tristes Tropiques de Michael Taussig pour le XXIe siècle.

Traduit de l’anglais par Marc Saint-Upéry.

Cover of Borderlands / La Frontera: The New Mestiza 5th Edition

aunt lute books

Borderlands / La Frontera: The New Mestiza 5th Edition

Gloria Anzaldua

Poetry €29.00

A new edition of Anzaldúa's classic text.

Borderlands/La Frontera: The New Mestiza is a 1987 semi-autobiographical work by Gloria E. Anzaldúa that examines the Chicano and Latino experience through the lens of issues such as gender, identity, race, and colonialism. Borderlands is considered to be Anzaldúa’s most well-known work and a pioneering piece of Chicana literature.

Rooted in Gloria Anzaldúa's experience as a Chicana, a lesbian, an activist, and a writer, the essays and poems in Borderlands/La Frontera: The New Mestiza profoundly challenged, and continue to challenge, how we think about identity. Borderlands/La Frontera remaps our understanding of what a border' is, presenting it not as a simple divide between here and there, us and them, but as a psychic, social, and cultural terrain that we inhabit, and that inhabits all of us.

Cover of Self-portrait

Divided Publishing

Self-portrait

Allison Grimaldi Donahue, Carla Lonzi and 1 more

Recorded and transcribed throughout the 1960s, Carla Lonzi’s Self-portrait ruptures the narration of post-war modern art in Italy and beyond. Artmaking struck Lonzi as an invitation to be together in a ‘humanly satisfying way’, and this experiment in art-historical writing is a testament to her belief. Lonzi abolishes the role of the critic, her own, seeking change over self-preservation by theorising against the act of theorising.

The life and work of Carla Lonzi (1931–1982) is inseparable from the cultural, political, and social history of Italy in the decades following the Second World War; she occupies a singular position, which today merits reevaluation. A reputed art critic of the 1960s artistic scene, both friend and collaborator of such figures as Carla Accardi, Luciano Fabro, Giulio Paolini, and Jannis Kounellis, she wrote “Autoportrait” in 1969, a “love letter” to the artists and to creation, but also a farewell chorus to art criticism and the art world. The following year she founded Rivolta Femminile, an active feminist collective, thus becoming the central figure of Italian feminism.

Interviews with Carla Accardi, Getulio Alviani, Enrico Castellani, Pietro Consagra, Luciano Fabro, Lucio Fontana, Jannis Kounellis, Mario Nigro, Guilio Paolini, Pino Pascali, Mimmo Rotella, Salvatore Scarpita, Guilio Turcato, Cy Twombly.

Afterword by Claire Fontaine.
Translated by Allison Grimaldi Donahue.

978-1916425088
105 b&w illustrations
21.6 x 13.9 cm
364 p.
Paperback
November 2021

Cover of Brickmakers

Graywolf Press

Brickmakers

Selva Almada, Annie McDermott

Fiction €16.00

Oscar Tamai and Elvio Miranda, the patriarchs of two families of brickmakers, have for years nursed a mutual hatred, but their teenage sons, Pájaro and Ángelito, somehow fell in love. Brickmakers begins as Pájaro and Marciano, Ángelito's older brother, lie dying in the mud at the base of a Ferris wheel. Inhabiting a dreamlike state between life and death, they recall the events that forced them to pay the price of their fathers' petty feud. 

The Tamai and Miranda f-amilies are caught, like the Capulets and the Montagues, in an almost mythic conflict, one that emerges from stubborn pride and intractable machismo. Like her heralded debut, The Wind That Lays Waste, Selva Almada's fierce and tender second novel is an unforgettable portrayal of characters who initially seem to stand in opposition, but are ultimately revealed to be bound by their similarities. 

Almada enlarges the tradition of some of the most distinctive prose stylists of our time. In Brickmakers, she furthers her extraordinary exploration of masculinity and the realities of working-class rural life. This is another exquisitely written and powerfully told story by a major international voice. 

Cover of Diversity of Aesthetics

Common Notions

Diversity of Aesthetics

Jose Rosales, Andreas Petrossiants

Critical conversations and reflections about lessons learned at the intersection of social movements and artist production. 

Diversity of Aesthetics collects powerful and timely conversations among leading cultural critics, artists, and organizers to connect the threads between some of the most pressing social struggles and conflicts of our time: policing, war, borders and migration, economic crisis. 

Across three themes—infrastructure, migration, and riots—militant thinkers, artists, educators, and others discuss aesthetic production, forms of social organization, modes of struggle against gendered and racialized capitalism, and revolutionary theory. Common to all three conversations is a commitment to rethinking the relationship between forms of critique and forms of struggle undertaken by collective social practices, offering lessons for tactics, strategies, and practices.

With contributions by Claire Fontaine, Iman Ganji, Saidiya Hartman, Vicky Osterweil, Andreas Petrossiants, Christina Sharpe, Stevphen Shukaitis, Michael Rakowtiz, Shellyne Rodriguez, Jose Rosales, Rinaldo Walcott, Andreas Petrossiants, Jose Rosales

Andreas Petrossiants is a writer and associate editor of e-flux journal. His work has appeared in Historical Materialism, Social Text, New Inquiry, AJ+ Subtext, Frieze, Bookforum.com, Roar Magazine, the Verso blog, the Brooklyn Rail, Hyperallergic. He is a PhD candidate in performance studies at NYU where he is researching anti-eviction, squatting, and tenants’ movements as they relate to the production of social space.

Jose Rosales is an independent researcher and journalist based in Lisbon, Portugal. His work has appeared in e-flux notes, Lumpen: A Journal of Poor and Working Class Writers, and has contributed a chapter called “Communism As the Riddle Posed to History” in Double Binds of Neoliberalism (2022).

Cover of My Mother Laughs

Silver Press

My Mother Laughs

Chantal Akerman, Daniella Shreir

In 2013, the filmmaker Chantal Akerman's mother was dying. She flew back from New York to Brussels to care for her, and between dressing her, feeding her and putting her to bed, she wrote. She wrote about her childhood, the escape her mother made from Auschwitz but didn't talk about, the difficulty of loving her girlfriend, C., her fear of what she would do when her mother did die. Among these imperfectly perfect fragments of writing about her life, she placed stills from her films. My Mother Laughs is both the distillation of the themes Akerman pursued throughout her creative life, and a version of the simplest and most complicated love story of all: that between a mother and a daughter.

With an introduction by Eileen Myles and afterword by Frances Morgan.