Les Solitaires Intempestifs
Les Solitaires Intempestifs
Les Diaboliques Parlures
Les Diaboliques Parlures rassemble trois textes qui nous font découvrir une voix contemporaine majeure de la poésie et du théâtre queer. Ces œuvres, à la croisée du poétique, du politique et de l’intime, explorent le désir, la vulnérabilité, la marginalité et l’identité masculine et queer.
L’Ardeur déploie une langue brûlante pour interroger le désir, la passion et la communauté des outsiders, transformant l’ardeur en force vitale et émancipatrice.
One Night at the Golden Bar offre une écriture intimiste où le romantisme kitsch devient vecteur de poésie et de réflexion sur la vulnérabilité, l’amour et la monstruosité de l’humain.
Analphabet, quant à lui, questionne le langage, l’expression et les limites de la communication, confrontant le lecteur à la puissance de la langue et à sa capacité à révéler l’identité.
The Brotherhood
Carolina Bianchi, Thomas Resendes
The Brotherhood fait suite à La Mariée et Bonne nuit Cendrillon qui avait provoqué une onde de choc lors de sa première à Avignon où Carolina Bianchi amenait des réflexions sur la performance et la théâtralité, sur un lit d'histoires de viols brutaux et de meurtres de femmes.
Dans ce deuxième chapitre de la Trilogie des chiennes, Carolina Bianchi se penche sur la complexité de certains « pactes de masculinité », notamment sur les origines de la fraternité entre les hommes, mettant en lumière les codes mutuels violents qui contribuent à normaliser et perpétuer le viol et la violence sexuelle à travers leur lexique. Carolina Bianchi utilise les principes du théâtre pour articuler des voies possibles à cette discussion, créant des liens forts entre la représentation et le traumatisme réel, les structures de pouvoir dans l'art et la poésie radicale, les origines de la misogynie et une sexualité en crise. La structure de cette réflexion se révèle être un piège, affaiblissant l'auteurité de Bianchi et la transformant en un personnage qui subit les conséquences d'avoir scruté cette « fraternité » de si près.
Texte portugais (Brésil) traduit par Thomas Resendes.
-
The Brotherhood follows La Mariée and Bonne nuit Cendrillon, which caused a shockwave when it premiered in Avignon, where Carolina Bianchi explored reflections on performance and theatricality against a backdrop of stories of brutal rapes and murders of women.
In this second chapter of the Trilogie des chiennes, Carolina Bianchi examines the complexity of certain “pacts of masculinity,” particularly the origins of male brotherhood, highlighting the violent codes of conduct that contribute to normalizing and perpetuating rape and sexual violence through their lexicon. Carolina Bianchi uses the principles of theater to articulate possible avenues for this discussion, creating strong links between representation and real trauma, power structures in art and radical poetry, the origins of misogyny, and a sexuality in crisis. The structure of this reflection turns out to be a trap, undermining Bianchi’s authority and transforming her into a character who suffers the consequences of having scrutinized this “brotherhood” so closely.
Translated by Thomas Resendes.
Le Sacrifice comme acte poétique
Angélica Liddell, Christilla Vasserot
Mise en scène, écriture – pièces de théâtre, poésie, récits, journaux – et présence sur scène : tout est lié chez Angélica Liddell. L’art et la vie, la fiction et la biographie, la création poétique et la réflexion théorique entretiennent les uns avec les autres des liens évidents et complexes. Ce volume inclut une série de textes qui, depuis une perspective théorique, éclairent en partie la pratique théâtrale de leur auteur, contribuant à la construction d’une poétique toujours inachevée, basée sur une expérience vitale.
Dans cet essai recueillant douze conférences et entretiens, Angélica Liddell évoque la création artistique ainsi que son processus dramaturgique très organique et très violent car « la violence poétique est nécessaire pour combattre la violence réelle ».
-
Direction, writing—plays, poetry, stories, journals—and stage presence: everything is interconnected in Angélica Liddell’s work. Art and life, fiction and biography, poetic creation and theoretical reflection maintain obvious yet complex connections with one another. This volume includes a series of texts that, from a theoretical perspective, shed light on the author’s theatrical practice, contributing to the construction of an ever-unfinished poetics rooted in lived experience.
In this essay, which brings together twelve lectures and interviews, Angélica Liddell discusses artistic creation as well as her highly organic and violent dramaturgical process, for “poetic violence is necessary to combat real violence.”