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Cover of Sexe 2

Dépense Défensive

Sexe 2

Camille Kingué

€12.00

Confession sur le désir (l’action et l’objet du), les liens de mutualité et de résistance, Sexe 2 alterne prose et versification en 27 fragments numérotés à l’adresse plus ou moins dure, plus ou moins sincère, plus ou moins formulée car plus ou moins éloignée du Toi et du Je. Camille Kingué s’attache à révéler, à voir quelque chose à travers son image réelle et virtuelle, agrandie et rétrécie, droite et renversée, déployant une recherche des principes de l’amour (l’amour comme amour, pourquoi est ce qu’il y a de l’amour) où la métaphysique et la compréhension de soi – donc de l’autre – n’ont jamais été aussi sexy.

Claire Star Finch, dans la magnifique préface qu’iel signe au début de l’ouvrage, écrit : « Après avoir lu tous les livres de Kingué, je ne sais pas si je crois en “l’amour”, que ce soit en tant que substantif absolu ou en tant que proto-résidu de tout ce que “le sexe” peut signifier. Mais je crois définitivement qu’il faut l’écrire. » Définitivement.

Published in 2026 ┊ 56 pages ┊ Language: French

recommendations

Cover of Secrèt

Dépense Défensive

Secrèt

Théo Robine-Langlois

Fiction €12.00

Mystique des rues vides et peu éclatantes des banlieues pavillonnaires, ce court poème en prose interpelle par sa langue sombre. Dans une parodie de messe noire – beigeasse comme le crépis des façades –, Théo Robine-Langlois dépeint le monde mystérieux des maisons individuelles, du repli sur soi démonique, et des vieilles qui marmonnent entre leurs gencives au retour du marché, le panier plein de gros sel et de radis noirs en guise d'hostie. Les mots occitans qui ponctuent le texte comme des conjurations en accroissent l’escur.

Cover of Oraison funèbre pour Zelda1990

Dépense Défensive

Oraison funèbre pour Zelda1990

Romane Constant

Fiction €15.00

D’eux, il ne reste que les mots de celle qui a croisé leur route. Le crissement de pneus qui sifflent avant un malheur qui tarde à se produire. Sanctification plus que célébration, Oraison funèbre pour Zelda1990 est une tentative de communication au-delà de la matière physique de l’énonciation, un dialogue interne qui convoque « par moment le frère, par moment l’ami parti », toujours la ruine, la consommation de la séparation avec le tout. À travers quatre parties qui font écho à la structure des éloges funèbres de la Grèce antique, Romane Constant réouvre la poésie des plaies larges et profondes que les vers lapidaires d’Hélène Bessette – sur qui l’autrice mène un travail de recherche – ont laissé dans l’histoire moderne de la littérature, et signe un texte bouleversant sur la difficulté des choses qui ne (se) passent pas, la force de celles que l’on voit suspendues par le cou au bord d’une paix impossible à trouver. Oraison funèbre pour Zelda1990 est une douleur croissante, avec écoulement et rougeur.

Romane Constant vit et travaille à Paris. Elle explore à travers différents supports les questions relationnelles, d’intimité, du corps et du genre. Attachée aux Ardennes où elle a grandi, elle s’intéresse également à l’héritage de la classe ouvrière et aux traumatismes intergénérationnels.

Cover of New York Temps

Dépense Défensive

New York Temps

Aurelia Guo, Salomé Burstein

Poetry €15.00

Composé à la fois de récits personnels, de citations et de collages provenant notamment du New York Times, New York Temps suggère une discontinuité des états intérieurs, accentuée par la multiplicité des orateur.ices : les voix se succèdent à elles-mêmes, sont à chaque moment ce qu’elles n’étaient pas celui d’avant, apprenantes et à l’écoute de tout ce qui n’est pas elles. À travers des questions d’intertextualité et de sampling en poésie, le texte porte en lui une violence immanente – rendue plus intérieure, faite sienne –, une gêne, non seulement ressentie, mais aussi imposée, comme une protestation.

Titre original : NYT. Publié pour la première fois chez Gauss PDF en 2018. Traduit de l’anglais par Salomé Burstein.

Aurelia Guo est écrivaine et chercheuse à Londres. Elle est également l’autrice de World of Interiors (Divided Publishing, 2022).

Cover of Crue

Dépense Défensive

Crue

Théo Robine-Langlois

Poetry €12.00

L’Île-de-France a été engloutie. Submergée par de l’eau liquide. C’est à peu près tout ce que l’on sait. Crue est un long poème construit sur un rythme ternaire, une suite de tercets libres entrecoupés de symboles typographiques étranges dont la signification exacte semble avoir été perdue dans l’inondation. Il y a dans le va-et-vient soutenu du texte comme dans celui de la mer, ses gestes répétés, toujours successifs, quelque chose de l’automation ; l’acceptation sans révolte d’une nouvelle nature sous-marine hybride, plus uniquement humaine, à la langue noyée, gorgée de néologismes, méthodique, néanmoins sentimentale. Car ici la cruauté sinistre de la nature fait écho aux émotions du narrateur. Le paysage-état d’âme est désolé, apocalyptique mais comme résigné, nu. Crue sonde les abysses de la civilisation et des comportements humains. Peut-être un des textes les plus personnels de Théo Robine-Langlois.

Cover of Tongue Ring: Issue 01

Tongue Ring

Tongue Ring: Issue 01

Aodhan Madden, Claire Star Finch

Periodicals €13.12

Oh oh this is the first issue of Tongue Ring, a journal of experimental writing in English & French, with original contributions and translations of texts* by Ariana Reines*, CAConrad*, Camille Kingué, Kaur Alia Ahmed*, Rafael Moreno, Taos Bertrand, and Théo Robine-Langlois*. 

Vous voyez, c’est ça mon genre. Je ne sais pas ce que c’est. 
Mais c’est mon genre. J’ai cet esprit en moi—qui est très ému
par la féminité. Je pourrais me mettre à pleurer. Je veux poser
mon manteau par terre pour la laisser marcher dessus
—Ariana Reines

Premier numéro de la nouvelle revue fantastique et bilingue (FR + EN) d’écriture expérimentale Tongue Ring, avec des contributions originales ainsi que des traductions* de textes de Ariana Reines*, CAConrad*, Camille Kingué, Kaur Alia Ahmed*, Rafael Moreno, Taos Bertrand, and Théo Robine-Langlois*. 

Cover of The Flesh

Tabloid Publications

The Flesh

Yves B. Golden

Poetry €18.00

The Flesh is a collection of Yves B. Golden's poems, lyric essays and social criticism – and often these generic distinctions become blurred. Published by Ediciones La Escocesa (Barcelona, ES), TABLOID facilitated this book's production as editors and book designers. A selection of Golden's texts are also translated by Leto Ybarra, rendering the author's work into Spanish for the first time.

“Respectfully! The Flesh feels like a conjuring and a force of nature—unyieldingly raw, full of delectable sensitivity that shapes a world Yves B. Golden deliveries with formidable honesty—where her word is the journey, the body and the bond. Yves writes: ‘not one bird is declined entry into heaven’. The Flesh is succulent in the mouth of the mother— Yves is a steward of time machines, celestial bliss and untethered healing. The Flesh unties the tongue, waters the mouth and the garden. Within Yves’ 5th book she offers us a timeline in recognizing that all birds and angels alike can touch the sky. We are always, already, held and drenched in glory and deserving of love and safety. The Flesh is Black like obsidian. May our love bloom like the flesh in every lifetime.”
- keioui keijaun thomas

“Yves B Golden has given us a protection spell against tyranny; a Blue Guide for the conscious and the daydream; raw free jazz that knows the standards as well. Golden’s linguistically liberated fantasies can transmute into a body of politically imperturbable ethoses in the same sentence. This book offers information for an evolutionary sensitivity, for the next level of sense-making and particularity of the human being. Though the poet urges us to de-realize the flesh, to split our own heads open, we must also accommodate the flesh’s intangibles that interlock, conjoin, negate, and negotiate: such ‘outward and inward facing conundrums’ go on and on. Welcome this ‘bearer of turbulent news.’”
- Losarc Raal

Cover of Black Case Volume I and II – Return From Exile

Blank Forms

Black Case Volume I and II – Return From Exile

Joseph Jarman

The republication in print form of the poems of Art Ensemble of Chicago's founding member breathes new life into a forgotten document of the Black Arts Movement.

In 1977, Art Ensemble of Chicago Publishing Co. published Jarman's Black Case Volume I and II: Return From Exile, a collection of writing conceived across America and Europe between 1960 and 1975. Comprised largely of Jarman's flowing, fiery free verse—influenced by Amus Mor, Henry Dumas, Thulani Davis, and Amiri Baraka—the book also features a manifesto for “GREAT BLACK MUSIC,” notated songs, concert program notes, Jarman's photos, and impressions of a play by Muhal Richard Abrams, the founder of the Association for the Advancement of Creative Musicians of which Jarman was also an original member.

Jarman writes poetry of personal revolutionary intent, aimed at routing his audience's consciousness towards growth and communication. He speaks with compassionate urgency of the struggles of growing up on Chicago's South Side, of racist police brutality and profound urban alienation, and of the responsibility he feels as a creative artist to nurture beauty and community through the heliocentric music that he considers the healing force of the universe. A practicing Buddhist and proponent of Aikido since a 1958 awakening saved him from the traumatic mental isolation of his time dropped by the US army into southeast Asia, Jarman sings praise for the self-awareness realization possible through the martial arts.

With cosmic breath as its leitmotif, his poetry both encourages and embodies a complete relinquishing of ego. While some of the poems contained within Black Case have already been immortalized via performances on classic records by Jarman and Art Ensemble of Chicago, its republication in print form breathes new life into a forgotten document of the Black Arts Movement.

Cover of Help

Tenement Press

Help

Steven Zultanski

Poetry €25.00

Death-obsessed, disengaged and overinvested—the four long poems assembled in Steven Zultanski’s Help theatricalise morbid fascinations, self-protective impulses, and unfocused desire. Help is, at its core, a set of conversations; the result of games played between friends that were then transcribed, edited, and embellished. Participants were asked to talk about loss, the death of acquaintances, secret hiding places, mislaid time, and unmet demands. The resulting poems read like meandering scripts for unrealised plays; incidental excavations of persona and place.

Somewhat reminiscent of Linda Rosenkrantz’s Talk (1968) or Alice Notley’s transcription poems of the 1970s, in Help the poet pretends to be a recording device, and the poem an act of remembering. Zultanski’s writing is at once skeletal and overstuffed, dryly unsentimental and yet dripping with melodrama. Help foregrounds its own contradictions in a collection that is at once both extremely personal and distinctly artificial.

Help brilliantly extends Steven Zultanski’s current phase of writing—looser, more documentary, more situational. In setting up explicit objects of inquiry and conversation—love, death, childhood—the book shows that to know these things is to also know our friends and ourselves. Sustained by an orchestration of relation and memory (and thus reality), affect here is modular, the product of what happens when we transform things by talking about them. A careful and astute experiment in writing and living.
 — Jennifer Soong