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Cover of ROSE2RAGE

éditions Burn~Août

ROSE2RAGE

Théophylle Dcx

€15.00

"Cascada s'écoute à fond ou ne s'écoute pas". C'est la phrase qu'enfant déjà, Théophylle Dcx se répètait quand ses parents lui demandaient de baisser le son, de l'autre côté de la porte de sa chambre. De ses danses de survie sur ses tubes d'adolescence jusqu'à l'écoute collective et festive de leurs remix versions nightcore des années plus tard, Théophylle Dcx nous fait le récit de son histoire.

Il écrit ce que peut être la vie d'une jeune personne queer séropo, aujourd'hui travailleur du sexe ; les violences qui la traversent, tout comme les moments de jouissance qui la rendent flamboyante. Son texte est surtout un puissant hommage à son amitié avec Alexandre, son camarade de vie et de danse, décédé une année plus tôt.

L'écriture de Théophylle Dcx, rythmée, découpée, évoque un besoin urgent de retracer les affects qui le parcourent. Ce texte à la première personne, sensible et enflammé, est un précieux geste de partage et d'émancipation.

Language: French

recommendations

Cover of Sarahland

éditions Burn~Août

Sarahland

Sam Cohen, Sarah Netter

Fiction €14.00

Sarahland est un ouvrage de fiction américain contemporain qui se découpe en dix nouvelles, toutes reliées par les personnages de Sarahs et leurs parcours initiatiques à la fin de l’adolescence. Sam Cohen, autrice queer et juive, déploie un univers drôle et piquant autour des notions d’identité, de transition, de transformation, d’émancipation et d’apprentissage. Au fil d’histoires inventives, l’autrice explore la manière dont les narratifs qui nous sont assignés, les récits traditionnels, les identités qui nous pré-existent, sont dépassables. Elle construit alors avec ses personnages — presque toutes prénommées Sarah — de nouvelles histoires pour leurs passés ou leurs futurs, de nouvelles façon d’aimer la terre et ceux qui la peuplent, de nouvelles possibilités de vie en soi. Dans le refus pour chaque Sarah d’adhérer à un récit unique et uniformisant, l’autrice propose un lieu potentiellement meilleur pour nous toustes, un espace narratif qui n’exige aucune fixation de soi, aucune injonction consumériste, aucun compromis corporel: un lieu appelé Sarahland.

Née à Detroit aux États-unis, Sam Cohen vit et travaille actuellement à Los Angeles. Elle est une autrice de fiction dont les romans explorent des thèmes à l’intersection du féminisme, des études queers, et des pensées juives. Après avoir publié dans différentes anthologies et revues littéraires (Queer Flora, Fauna, and Funga, Weird Sister Collection, etc.), elle publie en 2021 Sarahland, un recueil de nouvelles. Elle enseigne l’écriture à l’université en tant que professeur d’écriture créative. Elle a été nommée et à gagné à de nombreux prix littéraires, notamment le ALMA Award (Best Jewish Story Collection of 2021), le Jewish Women’s Archive Book List, le Golden Poppy Award in Fiction (finaliste) ou encore le Chautauqua Janus Prize. Elle est en cours d’écriture de son prochain livre.

Cover of Vrai travail

éditions Burn~Août

Vrai travail

Non-fiction €19.00

Le Collectif Occasionnel a organisé en Suisse deux expositions qui présentaient les oeuvres de personnes à la fois artistes et travailleureuses du sexe. Cet ouvrage prolonge leur travail en proposant des textes et des entretiens avec des Tds ou des alliéxes. Permettant l’auto-représentation des personnes interrogées, les entretiens mettent en lumière la pluralité des pratique du travail du sexe, mais aussi l’importance de construire des solidarités travailleuses, des outils pour défaire les stigmates et des perspectives de luttes intersectionnelles.

Cover of Shapes found for living

Ma Bibliotheque

Shapes found for living

Nick Norton

Fiction €15.00

Books in dreams were once made of scrolls and parchments. Once, books in dreams could only manifest themselves as clay. Scratches became meaningful. Books still tumble down. Most rooms are flooded; the waters are generally at ankle height.

Shapes Found for Living offers short tales—rumours and fables coalescing  from the uneven experience of living in this century and vivifying the reader’s imagined memory theatre. The collection moves from rude immediacy via questioning forms of language depicting unstable mental states, the near madness of trying to live or love,  to the absurd remnants of an (envisioned) ancestral recall. 

Cover of The Consequences

ness books

The Consequences

Max Brett

Poetry €13.00

The Consequences is a hybrid collection of prose and poetry; an autofictional examination of the pain of a transatlantic relocation from New York to the blanketing beige of Paris to rejoin a totemic muse. It also focuses on corgi attacks, Maryland, painful anxiety, the struggle to accept the things one cannot change, the third party and the past as adamantine shackles. The "towering sexual iconography of Mike Immerman" looms over the disorientation of a reluctant resident in “the City of Light.”

Cover of Unable To Achieve Broad Recognition In My Lifetime, I Laboured In Obscurity Until My Death Last Year

Ma Bibliotheque

Unable To Achieve Broad Recognition In My Lifetime, I Laboured In Obscurity Until My Death Last Year

Sharon Kivland

Fiction €13.00

For nearly two years the author collected phrases from the exhibition press releases she received through email, posting certain of them on Facebook in a rather unsystematic way (that is to say, when she felt like it), with only one change, that of the personal pronoun, so each statement appeared vainglorious, absurd, even tragic. She supposes the measure was if they made her laugh or gasp or used words she deplores when thinking or writing about art. The posts gathered quite a following. Some people still mention them to her, and others have asked her to look at their own press releases before circulation.

These extracts have provoked laughter, disbelief (especially when performed as public readings, when she has  been obliged to swear to their veracity), self-recognition, and yes, shame.

She had only three rules: 1) She would not quote the press release of anyone she knows (certainly she could have done—she must admit that both a friend and someone she dislikes intensely have slipped in, and she fervently hopes neither ever reads this book); 2) She would not alter anything except the pronoun (this is largely true; however, for this book, she corrected some errors of punctuation and spelling, changed spellings to their English form, and employed her beloved Oxford comma); and 3) She would not use anything the artist had written (this, too, is true, save for one exception that was too wonderful not to include).

Finally, she  gathered a collection of endorsements, some along the way, others when she indicated this work was done. She is still alive and she continues to labour in obscurity. 

Cover of A Map of Absence: An Anthology of Palestinian Writing on the Nakba

Saqi Books

A Map of Absence: An Anthology of Palestinian Writing on the Nakba

Atef Alshaer

Fiction €24.00

A Map of Absence presents the finest poetry and prose by Palestinian writers over the last seventy years. Featuring writers in the diaspora and those living under occupation, these striking entries pay testament to one of the most pivotal events in modern history – the 1948 Nakba.

This unique, landmark anthology includes translated excerpts of works by major authors such as Mahmoud Darwish, Ghassan Kanafani and Fadwa Tuqan alongside those of emerging writers, published here in English for the first time. Depicting the varied aspects of Palestinian life both before and after 1948, their writings highlight the ongoing resonances of the Nakba.

An intimate companion for all lovers of world literature, A Map of Absence reveals the depth and breadth of Palestinian writing.

Cover of Insula

P.O.L. éditeur

Insula

Théo Casciani

Fiction €18.00

Insula est un roman d’anticipation aussi intime que spéculatif qui mêle autofiction, confession intime, esthétique queer, jeu vidéo, et une formidable vision apocalyptique du monde contemporain. Insula (île, en latin), c’est d’abord le nom d’un jeu clandestin de réalité augmentée d’un nouveau genre : il suffit d’ingérer une pilule stupéfiante et illégale pour accéder à la simulation. Théo, le narrateur, en apprend l’existence lors d’une fête de cruising queer, au sommet d’un immeuble désaffecté du centre de Londres, dans une atmosphère d’apocalypse. Un garçon s’effondre à ses pieds quelques minutes après avoir consommé la substance, et pleure des larmes de sperme. Mais Théo doit tout interrompre pour se rendre au chevet de son père mourant, dans un hôpital parisien. C’est le moment de la dernière nuit, du dernier souffle et des derniers aveux. Le mot insula revient, cette fois dans la bouche des médecins, pour désigner une partie flottante du cerveau ravagée par la maladie, comme une île qu’on a dans la tête. Alors que les médias annoncent la disparition de plusieurs personnes qui auraient pris une pilule d’insula, l’étau se resserre sur Théo qui se résout à son tour à prendre un cachet prohibé avec l’intuition que les avatars ne sont que des fantômes, et qu’il pourra ainsi retrouver son père dans l’autre monde.

Ce roman aux accents dantesques (vision d’un enfer digital qui n’est que le double du monde réel), entre vertige technologique et exploration du désir, est marqué par la pensée critique du réel et la pop culture (Final Fantasy, Kanye West). Il ouvre un univers parallèle pour raconter l’histoire d’une traversée intime, convoquer des époques, des territoires et des identités multiples, dans une seule et même histoire qui navigue entre témoignage et fantasme. Dystopie, histoire d’amour et de fantômes, enquête et cauchemar, Insula est un portail entre plusieurs dimensions, le vrai et le faux, le réel et le digital, la vie et la mort.